Plus souvent les femmes que les hommes, et les études sexologiques le démontrent, vont ressentir avec l’âge, plus de réactivité sexuelle et génitale et vivre des expériences sexuelles d’abord romantiques, puis sensuelles et enfin génitales agréables.
Ces trois niveaux de plaisir sont indispensables à la femme adulte, que ce soit au moment de la rencontre amoureuse ou au bout de quelques années de vie de couple.
Une 4ème condition indispensable qu’il ne faut pas négliger : l’épanouissement individuel, qu’il soit professionnel, familial, amical, bref dans l’ensemble de la vie relationnelle d’une femme adulte.
Sa sexualité ne s’épanouira que dans un contexte amoureux stable et vivant.
On sait que l’homme ressent plus de pulsion sexuelle et que ses réactions sexuelles sont plus fortes au début de sa vie adulte. Avec l’âge ces mêmes réactions vont perdre de leur intensité.
C’est à ce moment – là que la rencontre peut devenir plus équitable et bénéfique pour les deux ?
Le romantisme, la sensualité, la génitalité ne dessineront plus une zone de conflit mais un terrain de jeu, de légèreté, de fantaisie, d’échange véritablement amoureux et … érotique.
Je n’aimerai que toi …
Je n’aimerai que toi des débuts devient inéluctablement au bout d’un certain temps, ” je reste avec toi parce que je me sens bien auprès de toi “, ou encore ” je préfère rester avec toi parce qu’avec toi, je ne m’ennuie pas “.
C’est peut-être la théorie d’un moindre mal, mais c’est la seule tenable dans la durée.
Se contenter d’un “ je te préfère ” serait plus réaliste et bénéfique que rester dans l’illusion d’un absolu puis tomber “de haut “!
Et si nous apprenions à être complices de nos imperfections et nous suffire d’un moindre bien ?
Nous pourrions bâtir un sentiment de préférence qui s’appuierait à la fois sur une complicité lucide et constructive et sur ” la part de mystère “, ce ” petit truc ” chez l’autre personne qui fait que l’on se sent bien avec elle.
Et la fidélité sexuelle?
Dans la nature il n’y a pas d’exclusivité sexuelle sauf rares exceptions. Le seul impératif est la survie de l’espèce.
Le mâle est programmé pour féconder plusieurs femelles et la femelle est programmée pour être fécondée par plusieurs mâles.
On ne sait pas qui est le père du petit à naître.
L’homme a inventé et installé l’exclusivité sexuelle, la fidélité, pour un souci de paternité.
A partir de cette injonction sociétale, l’homme naturellement polygyne et la femme naturellement polyandre se voient moralement dans l’obligation de refreiner leur pulsion animale pour rester fidèles dans leur couple.
C’est plus difficile pour certains.es que pou d’autres.
La fidélité sexuelle n’est pas une évidence ni une normalité.
On peut être fidèle sexuellement par souci personnel de sécurité, tranquillité, respect de la loi.
La fidélité peut être également le fruit d’un choix mûrement réfléchi de part et d’autre.
La fidélité sexuelle est un concept dans lequel s’affrontent animalité, intellect et sentiments.
Stratégie possible et vivement conseillée
1 Garder une communication ouverte
Conf. Livre “A nous deux, le couple!” : « S’inviter sous le même toit, s’assoir autour d’une table, papier crayon … »
2 Mettre du piquant dans la séduction (regards, étonnements, surprise ….)
Conf. Livre : “A nous deux, le couple!” : « La Balade Erotique »
3 Parler librement des tentations que l’un, l’autre ou les 2 ressentent par rapport à d’autres personnes. Cela demande une ouverture d’esprit particulière mais le couple y gagnera car c’est une bonne façon d’amoindrir les tentations.
Confiance sans lucidité n’est que ruine du couple
Nous décidons d’habiter ensemble au plus fort de la passion pour « abriter notre amour ».
Le lieu est complice, à l’image de nos sentiments. Presque toutes les pièces de la maison sont communes. Rien n’est envisagé au regard de nos différences présentes et de nos évolutions individuelles futures. On casse les murs, non seulement pour avoir de la lumière, mais pour nous rassurer, pour répondre à un désir fusionnel d’unité affective.
Tout se passe avec la conviction intime que « l’amour résout tous les problèmes ». Et puis on pense : « Advienne que pourra ». Le nid amoureux va devenir amoureux — conjugal (organisation de la vie domestique), puis amoureux — conjugal — parental (si on a des enfants), puis, si on n’y prend garde, avec le temps, seulement conjugal — parental – ennuyeux, puis étouffant pour l’un des protagonistes ou pour les deux.
La routine journalière, les corvées et obligations diverses vont faire barrage au couple amoureux.
“S’inviter sous le même toit” pour se parler, convoquer une lucidité créatrice, réfléchir aux éléments à modifier pour améliorer la vie commune et surtout faire plus de place au lien amoureux : c’est ce que j’appelle la confiance lucide.
La complicité est le fondement de l’intimité du couple
Tel est le constat dévoilé en premier lieu lors d’une thérapie de couple.
Ce que j’essaie alors de mettre en place, c’est une communication émotionnelle. Elle est la voie royale vers tout changement et toute innovation dans le couple : à travers des mots et des gestes, avec attention, sensibilité et bienveillance. Nous sommes à l’écoute de nos deux ressentis, aussi différents soient-ils.
Ce qui serait vraiment naïf serait de croire que le couple peut durer de façon satisfaisante sans passer par ce type de communication et ce degré d’échanges.
Lutter ensemble contre certains stéréotypes: ” Nous nous aimons donc nous n’avons pas besoin de parler ” ou ” le couple c’est naturel, pas besoin de se casser la tête”- pour inventer et installer une nouvelle façon de vivre?
Cela implique concertation et complicité exprimée.
Nous savons alors que nous pourrons compter l’un sur l’autre pour discuter, réfléchir, en acceptant qu’imperfections, échecs et remises en questions soient du domaine du possible !
La confiance aveugle fait enfin place à une confiance lucide: base d’une véritable intimité du couple.
