Le sentiment amoureux sauve de tout ?
Il ne sauve pas des méfaits de la promiscuité ; l’amour passion se nourrit des émotions et de l’absence ; l’amour dans la durée du couple relève de la raison et de la présence.
La présence forcée, par exemple dans le cadre d’un confinement comme nous l’avons vécu en 2020, nous pousse à reconnaître que la vie à deux n’est pas individuellement vivable sans raison, réflexion, intelligence, organisation et surtout tolérance des différences de chacun-e.
Exemple d’opportunisme diplomatique : Le matin, après la toilette et le petit déjeuner, réunion quasi journalière du couple.
Objet : programme de la journée, qui fait quoi, quand, comment ?
Chacun-e exprime librement son désir de faire ou de ne pas faire tout en assurant une efficacité organisationnelle.
Lieu : un endroit réservé au couple, la chambre par exemple. Celle-ci doit être un lieu respecté par les enfants même si on ne fait pas l’amour. « Frapper avant d’entrer ». Poser une serrure à la porte de la chambre parentale n’est pas une entrave à l’amour parental. Nommer et faire respecter ce lieu permettra au couple de nommer et protéger également les territoires individuels.
On peut s’autoriser l’éloignement, une séparation géographique bienfaitrice, une solitude choisie, un repos nécessaire à l’équilibre individuel et à la créativité. Les disponibilités physiques et mentales sont nécessaires à la gentillesse et à la délicatesse.
Voire plus si affinités … tendresse, sensualité, intuition des gestes… voire encore plus : sexualité. Sous deux conditions : que l’homme n’interprète pas systématiquement la tendresse de la femme comme un désir et un consentement à la relation sexuelle, et que la femme ne considère pas que l’excitation de l’homme fasse de lui un obsédé.
Profitons de ce temps pour nous confier nos différences émotionnelles, sensuelles et sexuelles !
Le sentiment amoureux ne sauve pas de tout. C’est le « tout » qui sauve le sentiment amoureux.
Et ceci quelle que soit la nature du sentiment qui relie deux êtres dans le couple qui dure : sentiment amoureux, amoureux-amical, amical-complice, agréable cohabitation …
Le « tout » c’est aussi un lien intellectuel, professionnel, spirituel, familial, sportif, artistique ou de raison.
Le couple a ses raisons et sa raison.
« Le couple sauvera l’esprit » Philosophe ALAIN
« Je reste avec toi parce que je suis bien avec toi » AMW
Une métamorphose dans l’intimité du couple
L’intimité du couple est en constante métamorphose.
Au cours de l’évolution de la vie de couple, on peut observer qu’on a essayé le couple par intérêt matériel ou par convenance personnelle depuis des millénaires jusqu’au début du XXème siècle. Puis on a essayé le couple par amour, car nous semblions presuadés.es que l’amour garantirait la pérennité et l’indissolubilité du lien.
Les résultats ne sont apparemment pas probants. Ors le lien du couple ne dépend pas seulement d’une décision politique (la loi), religieuse (le sacré), ou amoureuse (je t’aime pour la vie). Rien n’est fixe ni définitif. Les individus et les relations entre individus évoluent dans le temps et dans l’espace, à fortiori le lien entre deux individus dans le couple.
Le couple n’est pas une fin en soi mais un commencement et un recommencement tous les jours renouvelés. Comme une partition musicale qui n’aurait pas de fin ; comme une symphonie… inachevée. L’existence de la vie de couple dépend de notre capacité à construire, à inventer, à aimer recréer indéfiniment soi et le lien.
L’intimité du couple est un art en perpétuelle métamorphose et heureusement !
A condition que nous puissions accueillir nos propres changements et ceux de la personne avac laquelle nous vivons.
Nous ferons de moins en moins de choses ensemble mais celles que nous ferons seront de qualité.
Je donne un exemple au sujet d’incidents très fréquents dans le couple: “Mon compagnon ne veut pas venir quelques fois et de moins en moins souvent aux repas de famille, c’est qu’il ne m’aime pas ou plus.” “Ma compagne ne veut plus m’accompagner aux matchs de rugby, c’est qu’elle ne m’aime pas comme avant.” : signes de désirs de changements ou tout simplement de choix. Cela n’a rien à voir avec l’affection que l’on porte à l’autre personne.
Il est important d’en parler et de ne pas laisser s’installer des reproches et des incompréhensions réciproques.
Gardons le cap sur le couple
… car c’est peut-être lui qui nous sauvera de la peur et de la guerre.
Le couple est le plus petit groupe sociétal à la fois représentant et miroir de notre civilisation.
Le couple est balloté inexorablement dans les méandres de l’évolution technologique et économique. Exposé aux invectives des moralisateurs et prôné par les partisans du « super couple ». Partagé entre les idées reçues et les impératifs présents.
— J’observe le couple dans son désir de « normalité ». Normal signifierait : bons parents, beaux et bons enfants, belle maison, complicité bienveillante, sensualité et sexualité partagées. Mission oh combien compliquée !
De quelle “normalité” parle-t-on aujourd’hui ?
Comment, dans les conditions de vie actuelles, le couple peut-il assumer deux professions, tenir une maison, élever un, deux ou trois enfants, laisser à chacun-e un peu de temps et d’espace et être « normal » ?
Les couples qui veulent bien faire n’en peuvent plus ! Ils n’y arrivent pas. Malgré toute leur bonne volonté ils se sentent confinés dans leurs multifonctions, épuisés, impuissants face à l’injonction sociétale du « conjugalement et sexuellement normal ».
Faudrait-il créer des emplois d’aide à la famille, former et valoriser des professionnels dans ce domaine ? Pourrait-on alors résoudre en partie le problème du chômage ? A donner à réfléchir.
— J’observe le couple dans son désir de changement, d’inventivité.
Mes “impatients” qui résistent à l’idée de séparation ou de divorce formulent à leur façon : “Nous ne voulons pas nous séparer mais nous voulons tout changer”. Et ils se mettent au travail d’une reconstruction sur les thèmes du couple amoureux ou ami mais dans tous les cas complice et prévenant, du couple gestionnaire, du couple redistributeur des rôles et des fonctions de chacun et de chacune, du couple éducateur des enfants, du couple qui permet à chacun.e d’évoluer individuellement et à côté de l’autre.
Il est en notre pouvoir individuellement et à deux, d’interagir sur notre relation de couple et par voie de conséquences sur notre bonheur individuel et sociétal.
Notre civilisation est en mutation, notre vie de couple aussi.
Notre rôle, formateurs, formatrices, thérapeutes de couple et sexothérapeutes, est d’aider à cette reconstruction en accompagnant ses acteurs et ses actrices sur le chemin d’une véritable métamorphose.
Gardons le cap sur le couple …
… car c’est peut-être lui qui nous sauvera de la peur et de la guerre.
Le couple est le plus petit groupe sociétal à la fois représentant et miroir de notre civilisation.
Le couple est balloté inexorablement dans les méandres de l’évolution technologique et économique. Exposé aux invectives des moralisateurs et prôné par les partisans du « super couple ». Partagé entre les idées reçues et les impératifs présents.
— J’observe le couple dans son désir de « normalité ». Normal signifierait : bons parents, beaux et bons enfants, belle maison, complicité bienveillante, sensualité et sexualité partagées. Mission oh combien compliquée ! De quelle “normalité” parle-t-on aujourd’hui ?
Comment, dans les conditions de vie actuelles, le couple peut-il assumer deux professions,tenir une maison, élever un, deux ou trois enfants, laisser à chacun-e un peu de temps et d’espace et être «normal» Les couples qui veulent bien faire n’en peuvent plus ! Ils n’y arrivent pas. Malgré toute leur bonne volonté ils se sentent confinés dans leurs multifonctions, épuisés, impuissants face à l’injonction sociétale du « conjugalement et sexuellement normal ».
— J’observe le couple dans son désir de changement, d’inventivité.
Mes “impatients” qui résistent à l’idée de séparation ou de divorce formulent à leur façon : “Nous ne voulons pas nous séparer mais nous voulons tout changer”. Et ils se mettent au travail d’une reconstruction sur les thèmes du couple amoureux ou ami mais dans tous les cas complice et prévenant, du couple gestionnaire, du couple redistributeur des rôles et des fonctions de chacun et de chacune, du couple éducateur des enfants, du couple qui permet à chacun.e d’évoluer individuellement et à côté de l’autre.
Il est en notre pouvoir individuellement et à deux, d’interagir sur notre relation de couple et par voie de conséquences sur notre bonheur individuel et sociétal.
Notre civilisation est en mutation, notre vie de couple aussi.
Notre rôle, formateurs, formatrices, thérapeutes de couple et sexothérapeutes, est d’aider à cette reconstruction en accompagnant ses acteurs et ses actrices sur le chemin d’une véritable métamorphose.
