Ce que je perçois derrière chaque demande d’entretien sexologique, c’est l’ambition et l’appétit d’une sexualité bienfaisante, tellement difficile à cultiver dans la cohabitation et la durée. Ma réponse à cette recherche passe par la « balade érotique » (voir livre Essai “A nous deux, le couple !”).
La balade érotique c’est se promener dans la sensualité, le plaisir des sens, l’intuition des gestes, jouer, se parler, rire , se balader sans savoir où on va.
Quand le désir n’est plus auussi fort qu’avant, ce comportement fantaisiste et léger, sans obligation de résultat, permet au couple de passer d’une passion magique (coup de foudre) dans laquelle le désir est tout aussi magique et spontané, à une création et une improvisation érotique moins fougueuse, plus réfléchie. Un érotisme à chaque fois réinventé, unique et différent.
Nous savons que la passion est éphémère. Une sexuealité génitale est ennuyeuse.
La troisième voie, l’érotisme, avec sa balade, est un art, une aventure sans quête de résultat tel que l’orgasme dont l’homme se sent le plus souvent responsable et dont la femme se sent le plus souvent éloignée. Dans cette troisième voie, rien n’est certain que le plaisir des sens, le plaisir d’être ensemble et l’échange de caresses.
Ce « faire l’amour » n’a pas de limite d’âge ni de limite de durée du couple. Il s’agit là d’une sexualité humaine bienfaisante, comme si notre érotisme renaissait chaque fois que nous faisons l’amour.
