Nostalgie de la passion

Question : « La nostalgie de la passion m’empêche de construire mon présent. Je voudrais conserver notre relation avec mon compagnon. Et si je cherche des repères, je n’en trouve pas. Et si je cherche à exprimer mes vrais désirs, ils ne sont pas réalisables. Mes souvenirs de fusion amoureuse gâchent par leur magnificence, un présent beaucoup moins torride. je n’arrive pas à retrouver la passion du début. Notre histoire est-elle finie?
Dois-je me séparer de lui ? Dois-je faire le deuil de la passion ? »

Réponse 
: J’avoue que le choix est difficile. On voudrait garder les deux en l’état. ce n’est pas possible.
Il y a néanmoins une solution qui réside dans la manière de me séparer d’un personne sans la quitter vraiment et une manière de faire le deuil de la passion en transformant celle-ci.
Il est nécessaire pour cela d’envisager le couple non pas dans la fusion mais dans le respect des  différences. La passion amoureuse nous isole des autres alors que nous avons besoin d’un environnement diversifié pour nous enrichir et évoluer.
Au bout d’un certain temps de vie commune, notre compagnon ou compagne ne nous suffit plus et c’est humain. Cela ne veut pas dire que nous ne nous aimons. Nous nous aimons autrement. Ce n’est pas catastrophique à condition que nous puissions transformer notre relation en construisant un lien d’une tout autre nature. Un lien moins fusionnel mais plus harmonieux. Une fusion réduit l’espace entre deux êtres qui se veulent ressemblant. Une harmonie enrichi l’espace entre deux êtres qui évoluent et se différencient. La communication devient indispensable.
Séparons-nous de  l’idée de tout faire ensemble, d’avoir le même avis sur tout, d’avoir les mêmes projets, les mêmes désirs. Inventons une nouvelle façon d’exprimer notre attachement : « C’est vrai, nous ne nous aimons plus comme avant mais nous sommes bien ensemble. »
Asseyons-nous et parlons, agissons. Etablissons les bases d’une nouvelle relation bâtie sur une autre passion, oui, celle de vivre ensemble nos différences!. ( voir explications page 48 du livre « A nous deux, le couple ! »)

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